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Laëtitia Bolumbe-Ilolo – Chargée de communication digitale de la ville de Villepinte

Rencontre avec rencontre de Laetitia Bolumbe-Ilolo, chargée de communication numérique à la mairie de Villepinte : comment une collectivité utilise les réseaux sociaux comme relais d'information ?

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Damien Pfister : Bonjour, bienvenue dans le podcast de l’Observatoire comme public numérique pour parler communication numérique, action publique mais surtout intelligence collective.
Je suis Damien, votre guide pour cet épisode. Aujourd’hui, nous allons à la rencontre de Laetitia, chargée de communication numérique à la mairie de Villepinte. Elle va nous parler de son parcours professionnel, mais surtout comment une collectivité utilise les réseaux sociaux comme relais d’information. Mais également que devient X dans la stratégie numérique de sa collectivité ? On va parler également des qualités qui sont attendues pour un ou une chargée de communication numérique, sans oublier l’importance de la créativité et enfin de l’arrivée de l’IA. Bonne écoute !

Bonjour Laetitia. Est ce que tu peux te présenter et présenter ta collectivité s’il te plaît ?

Laëtitia Bolumbe-Ilolo : Bonjour, je m’appelle Laetitia Bolumbe, je suis chargée de communication au sein de la mairie de Villepinte. Villepinte, c’est une ville qui est située au nord-est de la région Ile de France qui est composée de presque quarante mille habitants, près de l’aéroport Charles de Gaulle et du Parc des expositions.

Damien : Merci Laëtitia, est ce que tu peux présenter ton parcours professionnel ?

Laëtitia : Alors moi mon parcours est assez simple. J’ai commencé par faire un bac pro commerce à Toulouse. Ce que j’ai beaucoup aimé ce sont les cours de communication et de marketing, ce qui m’a dirigé vers une licence information et communication que j’ai effectuée à Montpellier. Par la suite, j’ai fait un Master 1 en relations publiques, toujours à l’Université Montpellier 3 Paul Valéry, et j’ai terminé mon cursus par un Master 2 en communication 365 à l’European Communication School à Paris.

Damien : Merci pour cette présentation Laëtitia. Maintenant, j’aimerais savoir dans ton quotidien quelles sont les valeurs? Quel est l’aspect le plus essentiel que tu retires de ton travail ?

Laëtitia : En fait, ce que je retiens le plus dans mon travail, c’est que l’on ne fait pas la promotion d’un produit, on cherche d’abord à informer, à sensibiliser le Villepintois. Donc, c’est très important. On a l’impression qu’on se sent assez utiles quand même dans notre métier puisqu’on communique pour aider quelqu’un à comprendre un service, à participer à des actions, à des événements qu’on organise aussi dans la collectivité. Et ce que j’aime aussi, c’est cette dimension humaine qu’il y a avec tous les services avec lesquels on travaille : les élus, les habitants, les différentes associations. Donc vraiment, on travaille avec énormément de monde et c’est ce que j’apprécie beaucoup dans mon travail. Et en fait, ce qui est aussi important et qui est aussi appréciable, c’est que chacun a ses attentes, chacun a ses contraintes, donc on essaie vraiment de s’adapter à eux pour que le message soit compris par tous sur les réseaux sociaux. Donc ça c’est un point que j’apprécie énormément. Et aussi, ce que j’aime dans mon travail, c’est qu’il y a une diversité de sujets, c’est à dire qu’on peut parler de l’environnement un jour, le mardi on va parler du sport, le mercredi on va parler de la culture…
Donc vraiment, les sujets sont divers et variés. Et ce qui est important aussi, c’est qu’on apprend vraiment tous les jours.

Damien : Est-ce qu’il y a des sujets que tu estimes plus compliqués ou des thématiques qui sont plus complexes que d’autres ?

Laëtitia : Alors ça dépend vraiment des sujets, mais ce que je trouve vraiment compliqué, c’est tout ce qui est, on va dire, un peu les règles politiques, etc. Qui sont des sujets qui sont extrêmement difficiles.

Damien : Merci. Dans ton travail de chargé de com numérique, donc tu es amenée, comme tu le disais, à travailler avec les réseaux sociaux principalement à l’heure des changements d’algorithmes réguliers, des nouvelles politiques de modération. Comment arrives tu à valoriser l’action publique aujourd’hui ?

Laëtitia : On adapte vraiment notre manière de communiquer. C’est très difficile aujourd’hui de communiquer sur ce type de plateforme parce que voilà, il y a certains mots qu’on n’a plus le droit de dire, par exemple sur Tik Tok. C’est vrai qu’on ne peut pas dire qu’on renvoie nos followers sur Instagram. Donc on dit sur notre réseau. Donc on est vraiment limité en fait, dans notre manière de nous exprimer sur sur ces plateformes. Il faut vraiment s’adapter. VRAIMENT miser sur la clarté, sur l’information. Garder un ton qui est assez bienveillant et vraiment essayer de faire en sorte qu’il n’y ait pas de problématique avec les internautes. Les échanges y sont parfois tendus sur certains réseaux sociaux comme X parce que X a été repris par un chef d’entreprise, etc. Donc ça a plus autant la même utilité qu’avant. Avant, on avait plus de liberté d’expression sur cette plateforme et aujourd’hui c’est très restreint. On ne peut pas, par exemple, partager un lien externe, on va on va être moins visible en faisant ça. C’est pareil sur toutes les plateformes de médias aussi, quand on essaie de partager une vidéo, une vidéo sur un site internet, etc., autre que YouTube, etc. On va être moins visible sur les réseaux sociaux et du coup, l’algorithme nous complique beaucoup, extrêmement, la tâche. Mais après voilà, on fait en sorte de s’adapter, d’être vraiment visible, que le message soit compris par notre public et vraiment utilisé. On va essayer d’utiliser parfois les bons hashtags, même essayer de localiser notre post. Si par exemple on nous qu l’on fait beaucoup de posts pour la piscine par exemple, on va bien localiser la piscine pour que l’utilisateur, l’internaute puisse retrouver facilement les informations.

Damien : Et du coup là tu disais que tu parlais de X et de Meta. Est-ce qu’il y a un réseau social aujourd’hui qui est plus complexe que d’autres ? Ou est-ce que tu as ou est-ce que tu as l’impression qu’ils se complexifient dans tous les cas, sur l’usage et sur notre utilité en com publique ?

Laëtitia : Très honnêtement, j’ai l’impression que tous les réseaux sociaux, avec les nouvelles règles, ça devient quand même assez compliqué, vraiment pour tout. J’ai pas vraiment un réseau social où ça va être beaucoup plus facile qu’un autre, C’est qu’en fait, entre eux, on dirait que déjà il y a une certaine concurrence. Donc l’important pour eux, c’est de promouvoir leur plateforme. Donc, en termes de communication publique, pour nous, ça va vraiment nous compliquer la tâche parce que l’information qu’on essaie de transmettre à travers tous ces réseaux sociaux, c’est de l’information auprès des habitants, auprès des des associations, etc. Donc, c’est quelque chose qui est assez simple, mais on ne peut pas, par exemple, tout mettre dans un post parce que sinon c’est beaucoup trop long, ça ressemble à un article. Donc on va renvoyer sur le site internet. Mais sauf que lorsqu’on fait ça, ben du coup, malheureusement, l’algorithme fait en sorte qu’on soit moins visible. Du coup, on va avoir des posts qui vont être moins vus que d’autres, alors que c’est juste la continuité en fait, du post. Donc c’est ça qui complique un peu la tâche. Mais très honnêtement, non, pour moi vraiment, toutes les plateformes sont un peu dans le même lot et nous compliquent la tâche. Mais encore une fois, on essaie vraiment de faire en sorte que l’information soit bien, soit bien claire et que l’internaute puisse surtout avoir l’Information.

Damien : Et du coup, à Villepinte, vous utilisez quoi comme réseaux sociaux aujourd’hui ?

Laëtitia : Alors nous on est sur Facebook, on est sur Instagram, on est sur X, un peu moins sur X aujourd’hui, pour les raisons que j’ai évoquées tout à l’heure. Et récemment, on a créé une chaîne WhatsApp, donc une chaîne WhatsApp que l’on a créée cet été. Elle nous permet de valoriser des actions, des événements qui ont lieu à Villepinte. Donc, voilà les réseaux sociaux qu’on utilise le plus au quotidien. Donc vraiment tout, tout meta et X, un peu moins et WhatsApp qu’on affectionne tout particulièrement.

Damien : OK. Et et de manière globale, à Villepinte, vous utilisez la sponsorisation de certains contenus ou pas du tout ?

Laëtitia : Pas du tout. On n’utilise vraiment pas la sponsorisation. C’est dommage parce que quelque part, ça pourrait être utile quand on a des événements qui touchent vraiment. Hors Villepinte, par exemple, on a des spectacles, on va avoir Nawell Madani qui va venir, bon, même si elle, elle affiche complet, mais il y a d’autres spectacles qui vont peut être moins marcher à Villepinte, mais peut être que d’autres publics vont être intéressés, mais ça pourrait être une idée pour certains certains contenus.

Damien : Et du coup vous l’utilisez pas parce que ça n’a pas été envisagé ou c’est juste pas possible techniquement, avec toutes les histoires de carte bancaire qu’on peut entendre.

Laëtitia : Oui alors c’est une raison, OK, c’est une raison. Le fait que voilà, comme on est dans un organisme public, c’est difficile vu que tous fonctionnent avec carte bancaire et c’est compliqué en fait d’avoir une carte bancaire pour le service communication, etc. Donc en fait c’est pas impossible, mais c’est difficile. Ouais voilà, c’est difficile. Donc voilà, c’est pour ça qu’on n’a pas forcément envisagé, même si on sait au fond de nous que ça serait une très bonne idée. Là, on a un spectacle qui aura lieu au mois de novembre, qui n’a pas forcément trouvé le public. Ça n’a pas forcément fonctionné et je suis persuadé que si le post avait été sponsorisé, ça aurait peut-être attiré plus de monde. Parce que les personnes qui nous suivent généralement, ce sont les Villepintois, ceux qui sont abonnés à nos réseaux. Mais si on avait sponsorisé le contenu, enfin le post, peut-être que ça aurait touché les villes autour ou un peu plus loin. Donc ça aurait trouvé un public un peu plus sur certains sujets. En fait, c’est peut être que ça pourrait être utile, ça pourrait être utile sur certains sujets, pas tous, mais ça pourrait être utile. Après c’est vrai que les réseaux sociaux comme ça changent régulièrement etc.

Damien : Alors peut être que tu le confirmeras, mais il y a aussi peut être une perte d’audience, peut être sur certains réseaux aujourd’hui qui sont liés à l’algorithme, mais peut être pas. Peut être qu’il y a aussi des gens qui commencent aussi à reculer et à être moins présents.

Laëtitia : C’est vrai que ça demande beaucoup de temps pour peut être des fois pas beaucoup de résultats. Oui voilà, l’exemple de X. C’est exactement ça. C’est que, en fait, depuis plusieurs mois, j’ai l’impression que les personnes l’utilisent de moins en moins. C’est vrai que c’est devenu vraiment un réseau social où c’est compliqué de s’exprimer parce que c’est un peu le réseau social de la polémique. Donc vraiment, nous on a des followers dessus, mais c’est pas des personnes qui vont interagir comme sur Facebook ou comme sur Instagram qui sont un peu plus actifs. Donc on va plus se fixer notre énergie sur les réseaux sociaux de Meta, où on a quand même pas mal de followers, surtout sur Facebook, sur Instagram, etc. où la communauté, est beaucoup plus active. Mais en tout cas X c’est complètement différent, on est pas trop trop dessus comparé à avant. Et voilà, c’est pas une volonté de notre part. Nous on aurait bien voulu continuer, mais le souci c’est que nos followers dessus ne sont pas très réactifs.

Damien : Merci pour ce retour Laëtitia. J’aimerais savoir aujourd’hui si tu avais des conseils à donner à un étudiant, ou dans tous les cas, à une personne qui souhaiterait postuler dans une collectivité à un poste de chargé de communication numérique. Quels seraient tes conseils ?

Laëtitia : Alors j’ai plusieurs conseils à donner aux personnes qui souhaitent travailler dans la communication numérique. En fait, il faut comprendre que c’est un domaine où il y a une certaine complexité, une richesse. Parce qu’on pense aujourd’hui que la communication numérique, c’est uniquement poster sur les réseaux sociaux, faire des stories, etc. Mais en fait, ça va beaucoup plus loin que ça. Il faut construire une stratégie assez cohérente, comprendre à qui on s’adresse et pourquoi on communique surtout. Donc ça, ce sont des choses qu’on a tendance à oublier mais qui sont très importantes dans les métiers de la communication numérique. Et surtout, il faut être très, très créatif, très stratégique et être à l’aise avec les outils d’analyse parce que ce n’est pas uniquement du contenu, mais c’est aussi tout ce qui est derrière avec les KPI, etc. Voir ce qui marche, ce qui ne marche pas. Donc c’est quelque chose avec lesquels il faut être extrêmement à l’aise.
Et après il faut savoir quelque chose, c’est que les entreprises, elles recherchent des profils qui sont capables de proposer des idées qui sont originales. C’est pas juste faire ce qui se passe ailleurs, on va dire, auprès de la concurrence.
Le deuxième conseil que je donnerais, c’est qu’il faut cultiver sa curiosité, parce que c’est vrai que c’est un domaine qui change tout le temps, tout le temps, avec les formats. Avant, on était beaucoup plus photos, maintenant c’est un peu plus vidéos, donc ça change de temps en temps avec les algorithmes aussi qui changent les tendances. Et maintenant l’IA qui commence à faire son entrée dans la communication numérique.
Donc il faut savoir que le meilleur communicant, en communication numérique, c’est celui qui ose tester de nouvelles choses. Donc c’est vraiment ce que les entreprises recherchent. En tout cas qui n’ont pas peur de tester des aller vers l’IA, aller suivre les nouvelles tendances, etc. Il faut être quelqu’un qui n’a pas peur d’oser, on va dire, faire les choses.
Le troisième conseil que je donne, que je donnerais surtout, c’est sortir du lot. C’est à dire vraiment montrer sa personnalité. C’est à dire que, si par exemple vous avez déjà fait des projets dans d’autres organismes, que vous avez fait partie d’une association ou que vous êtes youtubeur ou influenceur, il ne faut pas, il ne faut pas avoir peur de le mettre en avant parce que du coup, ça permet de aux entreprises de savoir qui vous êtes donc et aussi savoir si vous êtes créatif, etc. Moi par exemple, j’adore dessiner, je suis chargée de communication, mais j’adore dessiner et c’est quelque chose dont j’ai parlé lors de mes entretiens et qui a beaucoup plu parce que ça a vraiment montré cet aspect là de moi, de créativité. Donc vraiment, montrer vraiment qui vous êtes, c’est vraiment important. Et restez surtout vous même.

Damien : Tout à l’heure tu parlais de créativité, est ce que tu penses que dans une collectivité ou par rapport à l’expérience que tu en as, est ce qu’une collectivité peut être créative parce qu’on connaît les limites, notamment administrative et politique de l’institution. Est ce que tu penses que c’est un frein ? Est ce que tu penses qu’une collectivité peut être créative ?

Laëtitia : Je pense que ça dépend de la plateforme. Par exemple, sur Tik Tok, je pense qu’on est un peu plus libre d’être créatif parce que c’est une plateforme qui touche surtout les jeunes. Donc on a déjà vu des maires, par exemple suivre des certaines tendances, on va dire. Ils osent aujourd’hui, selon les plateformes et ça se fait beaucoup sur Tik Tok, j’ai l’impression. Malheureusement on a des limites. Mais après ça dépend aussi de la plateforme. C’est quelque chose que, par exemple, je ne ferai pas sur Facebook. Mais après oui, on peut quand même être assez créatif. Je trouve que c’est important et c’est vraiment ce qui attire le plus les publics, et ça capte vraiment beaucoup, beaucoup l’attention des internautes.

Damien : On va essayer de se projeter un peu. Comment tu te projettes ? Comment tu vois l’avenir de ton poste potentiellement, mais aussi du poste de manière générale de chargé de com’ numérique ?

Laëtitia : Alors je pense que chargé de communication numérique, le métier va beaucoup évoluer avec l’arrivée de l’IA qui prend quand même pas mal de place dans notre société actuelle. Mais après ce que je pense c’est que oui, peut être ça va nous servir pour programmer des posts etc. Mais pour tout ce qui est stratégique, je ne pense pas. Je pense que là, le côté humain, il reste quand même assez important pour créer certaines stratégies, certains plans de communication numérique.
Après je pense que dans dix ans, on ne va plus se poser en tant que on y va, on n’y va pas. On va vraiment essayer d’organiser les choses un peu plus différemment parce que c’est vrai que l’IA c’est super, vraiment c’est une très belle invention. Mais malheureusement, je pense que dans dix ans, on va beaucoup se servir de l’IA sans aucun problème, mais elle prendra quand même pas mal de place dans notre métier.
Et j’ai pas envie de dire que notre que notre métier va disparaître parce que comme je le disais, le côté humain dans ce genre de métier est très important et que l’IA elle a quand même ses limites. Donc je ne pense pas qu’une IA serait capable de faire par elle même une stratégie de communication ou avoir ce côté humain lorsqu’elle répond aux internautes. Sachant que nous, notre objectif dans la communication numérique, dans une fonction publique, c’est de créer du lien avec les habitants. Donc est-ce que l’IA est capable de créer ce lien là ? Je ne pense pas. Donc mon métier, dans dix ans, il sera toujours là. En tous cas, on va se battre pour. Il sera toujours là, mais ça sera différent parce que tout ce qui est automatique prendra de la place pour pouvoir peut être faire autre chose.

Damien : Merci pour pour cet échange Laëtitia et pour tout ce partage. Est ce que tu aurais un dernier mot pour terminer ce podcast ?

Laëtitia : Travailler dans la communication numérique est un métier extrêmement passionnant. Vous allez en apprendre tous les jours. VRAIMENT, ce n’est jamais la même chose. Vous allez évoluer avec tout ce qui se passe parce que l’actualité change toujours, les plateformes… Vous avez tout le temps des nouvelles plateformes, tout le temps des nouvelles tendances. Donc si vous voulez vraiment vous éclater dans votre travail, faites de la communication numérique.

Damien : Merci Laëtitia, avec plaisir. Et c’est ainsi que nous refermons cet épisode des Rencontres de l’Obs. Nous espérons que ces échanges vous auront éclairés sur les enjeux, les défis et les innovations au cœur des relations entre les institutions et les citoyens.
La communication publique est le moteur essentiel de la confiance démocratique et de l’efficacité de la fonction publique. À bientôt !


Avatar Pfister Damien
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Directeur de la communication et des relations publiques chez Mairie de Villeparisis.