⭐️ Le crowdspeaking : intérêt et mode d’emploi


Caroline Potez-Delpuech

Le crowd-quoi ? Non, ce n’est pas un gros mot mais une autre façon de créer du lien avec ses followers pour améliorer la visibilité d’une campagne à un instant défini.

L’usage des réseaux sociaux a permis de développer un certain nombre d’outils de communication de masse. Par exemple, les recherches de financements privés pour soutenir un projet, éditer un livre ou sauvegarder le lavoir du village… Là, ça vous parle plus ? Dans ce cas précis, on parle de crowdfunding. Vous aurez compris que nous nous rapprochons de notre sujet ! Eh oui, car le crowdspeaking, comme le crowdfunding, s’appuient sur la force des communautés, quand le nombre peut permettre d’atteindre un objectif.

Dans le crowdspeaking, le but est de mettre en lumière des campagnes de communication, en faisant remonter des hashtags pertinents grâce à Facebook et Twitter. Et c’est là que vos petits yeux de communicants doivent commencer à s’allumer : vous aussi, vous souhaitez que votre hashtag arrive dans les trending topics du jour ?

Concrètement, comment ça marche ?

Contrairement au crowdfunding, on ne demande pas aux internautes de financer un projet mais de le soutenir en en parlant, tout simplement. Il s’agit de publier sur leur profil Facebook et/ou Twitter le même message (prédéfini par le communicant à l’origine de la campagne) afin de créer un effet de masse et donc d’améliorer sa visibilité sur les réseaux sociaux.

Pour cela, il suffit de passer par une plateforme : le leader mondial est Thunderclap mais des alternatives françaises existent comme Daycause. Chacune d’elles propose une version gratuite et limitée, et des versions payantes plus ou moins développées. Je me contenterai de vous parler de la version que j’ai testée : la version gratuite de Daycause. Nous avons choisi Daycause principalement car ses délais de validation étaient plus courts que ceux de Thunderclap. De plus, Daycause accepte de publier le message de campagne sans avoir recueilli au préalable un nombre minimum de soutiens – ce qui n’est pas le cas du premier.

Step by step

Tout au long de la mise en place de votre campagne, vous aurez la possibilité de sauvegarder vos contenus mais une fois la campagne mise en ligne, vous ne pourrez plus la modifier gratuitement.

 

1/ Choix de la thématique
Daycause propose 17 thématiques. Dans le doute, vous pouvez toujours choisir « communauté » et l’équipe de Daycause se chargera de basculer votre campagne dans une thématique plus appropriée si besoin.

2/ Choix du titre
C’est le titre de la campagne qui sera partagé sur les réseaux sociaux en amont sous la forme suivante « Je viens de soutenir la campagne Pour avoir des cookies tous les midis à la cantine ! sur @daycause | url ». Conseil : le titre doit donc être suffisamment explicite pour être autonome.

3/ Photo de couverture
Il s’agit de l’illustration de votre campagne sur le site de Daycause. Elle ne sera pas utilisée dans les partages sur les réseaux sociaux.

4/ Message qui sera publié par vos soutiens
C’est le message qui sera publié par l’ensemble de vos soutiens le jour et à l’heure que vous aurez prédéfinis (voir étape 5). Conseils : le message peut être un peu long mais dans la limite des 280 signes autorisés par Twitter. Il est fortement recommandé d’ajouter au moins un #, celui-là même que vous souhaitez voir émerger dans les trending topics du jour. L’ajout d’une url est également possible (et recommandé). Attention, le message ne sera pas accompagné du visuel que vous avez choisi pour illustrer votre campagne sur Daycause. Il n’y aura pas de visuel dans les publications sur Twitter. Sur Facebook, c’est le visuel du site vers lequel vous renvoyez qui sera utilisé pour accompagner automatiquement le post.


5/ Choix de la date et de l’heure pour la publication de vos messages
C’est l’intérêt même de l’outil : que le même message soit publié par toute une communauté au même moment. Cela est donc particulièrement utile pour lancer un événement.

6/ La campagne
Sur le principe d’un blog, avec un WYSIWYG, vous pouvez donner un peu plus d’informations sur votre projet mais aussi sur le fonctionnement de la plateforme de crowdspeaking pour inciter les internautes à soutenir cette campagne. Bien que l’outil ait déjà plusieurs années (Thunderclap est sorti en 2012 et Daycause en 2015), la démarche de crowdspeaking est encore peu répandue et peut sembler absconse. Il est donc préférable de rassurer les internautes sur la facilité d’utilisation.

Une fois que votre campagne est mise en ligne et validée par la plateforme choisie, il reste une étape non négligeable : il faut mobiliser votre communauté ! Un article partagé sur les réseaux sociaux permet d’informer et de sensibiliser votre cœur de cible, à savoir des personnes déjà présentes sur les réseaux sociaux.

La réussite de votre campagne de communication ne tiendra pas à ce seul outil mais toute aide est la bienvenue, et celle-ci n’est pas anodine. Reste à savoir si ce type d’actions sera toujours autorisé par Twitter dans le cadre de sa mise à jour prévue le 23 mars 2018, dont le but est “d’empêcher la publication automatisée en mass-cross-posting, une technique qu’utilisent le plus souvent les bots, les influenceurs, et ceux qui en font usage pour accélérer la viralité de certaines informations”. Interrogé par sa communauté pour des éclaircissements concernant l’outil ThunderclapTwitter botte en touche : “Pour des raisons de confidentialité, nous ne pouvons pas parler des applications spécifiques sur les forums”.


🔹Caroline Potez-Delpuech est responsable éditoriale web au Conseil département du Val-de-Marne et impliquée dans les projets de l’Observatoire socialmedia.

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